Revue de la littérature sur Annat

En plus de la bibliograhie du livre

« … les qualités du rouergat : sobriété, économie, austérité et intégrité de mœurs, patience et opiniâtreté dans le travail, courage et ténacité qui va parfois jusqu’à l’obstination… qualités et vertus de la race qui ne vont pas toujours sans une certaine rudesse extérieure dans le langage et dans les manières… voilà le pays qui donna naissance à François ANNAT »
Bosc dans Mémoires pour servir à l’histoire du Rouergue.

« Sa rude franchise, sa science profonde, mais que le contact de la Cour n’avait pu rendre élégante, sa physionomie, aussi pleine de simplicité que de finesse, donnaient à ce jésuite un cachet particulier… »
Crétineau-Joly dans Histoire de la Compagnie de Jésus.

« …le Père ANNAT ne souffrit point près de lui les loups béants venus du Rouergue ; qu’il y eut des parents qui ne s’oublièrent pas eux-mêmes, qu’ils allèrent le trouver au Louvre, mais qu’il n’emportèrent aucun bénéfices… »
L’abbé Vayssier dans Le Père ANNAT, jésuite, citant Moréri contemporain d’ANNAT.

« Il semble aussi que la providence de Dieu, qui fournit de temps en temps à son Eglise des sujets capables de la défendre dans le besoin qu’elle en a, ait suscité ce grand homme pour servir de bouclier à la religion dans ces temps malheureux où elle fut attaquée avec tant de violence. »
Dans Mémoires du P. René Rapin de la Compagnie de Jésus.

« Du cœur du pouvoir, le tout –puissant père Annat … Annat n’est pas un personnage secondaire… excellent théologien, très bon connaisseur de l’œuvre de Jansénius, de Saint-Cyran et d’Arnaud […] L’envoyé de Rome, confesseur du roi … »
Jacques Attali dans Blaise Pascal ou le génie français.

Le plus incontestable certificat d’intégrité : « Je ne lui connais pas de parents. » Louis XIV.

Pareilles qualités ne sont réellement méritées que si elles soulèvent autant de détracteurs et la qualité de ceux-là montre assez l’influence qu’a pu avoir François ANNAT pour justifier la force et la forme de leurs critiques, qu’on en juge : Sainte-Beuve, Racine (qui le reconnaît, en dehors de son antijansénisme, très raisonnable), Voltaire le raille et enfin Blaise Pascal lui adresse ces dernières Provinciales…

« Si l’on voulait chercher quels sont les premiers enfants d’Estaing, qui ont habité Paris, on devrait citer sous Louis XIV la famille d’Estaing et le Jésuite François Annat. »
Albert Ginisty dans Estaing, Aspects du passé.

« François Annat, au-delà de ses qualités et de sa vie, eût également le tort de défendre au XVIIème siècle les fondements de la croyance populaire catholique du XXIème siècle, plus humanistes que les rigueurs augustiniennes et plus abordables que l'expression thomiste.»
Yves Palobart, L'homme des lumières secrètes, Editions de l'Aburadou, 2010.