Pendant que l’ancien chef
d’Etat se reposait entre deux manifestations sous un soleil de plomb, le consul
des USA, le représentant de la marine nationale, l’évêque de Rodez, le
représentant de la province de France des jésuites, le député et le conseiller
général, deux membres de la société des lettres et des arts de l’Aveyron et du
cercle généalogique du Rouergue et l’ancien archiviste départemental se
restauraient autour du maire d’Estaing en attendant madame le préfet.
Sous l’égide de saint Fleuret,
dimanche 7 juillet 2013, on allait honorer François ANNAT et Charles Henri D’ESTAING
en leur dédiant respectivement la place de la priousse et les quais du Lot.
L’un fut le premier confesseur de Louis XIV
et l’autre le dernier comte d’Estaing guillotiné sous la Terreur. C’est
leur combat pour la liberté qui les distingue dans notre Histoire.
Madame le consul des Etats
Unis semblait heureuse de témoigner publiquement à quel point le peuple
américain, aujourd’hui encore, se souvient avec respect et reconnaissance du
comte d’Estaing et quelle place il tenait dans les relations historiques entre
l’Amérique et la France rendant ainsi célèbre, outre Atlantique, le nom d’un
des plus beaux villages de France.
Le capitaine de corvette
représentant la marine nationale s’attachait davantage sur le parcours remarqué
de l’amiral.
Le député Yves Censi soutint
encore l’attention du public qui applaudit chaleureusement le dévoilement de la
plaque commémorative par le Président, la préfète et les autres personnalités
avant de suivre bon enfant la musique de la fanfare « Jeanne d’Arc » de
Mauriac jusqu’à la place de la priousse.
Sur la terrasse de la
médiathèque, les personnalités entouraient cette fois monseigneur François Fonlupt,
l’évêque de Rodez qui trouvait les mots et les expressions justes et
compréhensibles pour exposer clairement le combat théologique de François ANNAT
qui provoqua les fameuses Provinciales
de Blaise Pascal. Le premier grand débat public et largement médiatisé
dans une des périodes les plus complexes de notre histoire religieuse et
politique. En fait, contre un mouvement religieux trop rigoureux qui risquait
de décourager les chrétiens dans un monde en évolution, ANNAT défendait l’idée
que l’homme n’était pas prédestiné une fois pour toutes au paradis ou aux
enfers quoi qu’il fasse, mais que Dieu le voulait libre de ses choix et ainsi
partie-prenante à son propre destin. Une question
finalement universelle et intemporelle. Il rappelait les hautes fonctions que cet Estagnol né dans une des maisons de cette place, avait tenu à Rome et à Paris auprès du général des jésuites puis de louis XIV.
finalement universelle et intemporelle. Il rappelait les hautes fonctions que cet Estagnol né dans une des maisons de cette place, avait tenu à Rome et à Paris auprès du général des jésuites puis de louis XIV.
Monsieur Méjane, généalogiste
du Cercle Généalogique du Rouergue soulignait les attaches locales de François
ANNAT du nom du hameau au-dessus d’Estaing berceau originel de cette famille.
La plaque commémorative était dévoilée par ces deux orateurs, le père Georges de Charrin représentant le Provincial de France des Jésuites ainsi que par Yves Palobart dont le dernier livre raconte la vie de François Annat.
Le public, encore très nombreux, suivait ensuite les personnalités dans les ruelles de la ville pour rejoindre la salle des animations tout en appréciant les commentaires spontanés de Louisette Bernat.
Ces deux cérémonies furent
d’un excellent niveau et très conviviales, ce qui n’était pas évident et
finalement rendait chacun un peu plus fier de notre patrimoine commun. C’est en
effet important de rappeler à quel point des personnages de nos cités peuvent être parfois plus connus de par le
monde que par leurs compatriotes actuels et comment on peut être si différents
et partager avec autant de passion des valeurs aussi fortes et fédératives que
la liberté.









