Lors d’une nouvelle revue de littérature avant de conclure sur L’homme des lumières secrètes, je m’étonnais encore des différentes façons de rapporter les actions d’un personnage dont les caractéristiques, l'appréciation, l’importance et la crédibilité variaient sensiblement d’un auteur à l’autre. Ce constat m’amène à mesurer à nouveau à quel point il s’agirait trop souvent bien moins de présenter des faits qu'une perception commentée.
Autrement dit, nous avons souvent à faire à des récits qui sont le résultat d’une stratégie narrative ayant pour objectif d’amener le lecteur où l’on veut le conduire. Le problème porterait moins sur ce qui est écrit que sur la qualité que s’attribuent ou que l’on prête à ceux qui écrivent et aussi sur la capacité de recul du lecteur face à ce qu’il attend de sa lecture. L’histoire ne devrait être qu’une succession de faits et les historiens tenus à cette objectivité. Dès lors qu’on ne lit pas le travail d’un historien tout court, mais celui d’un historien de ceci ou de cela, la qualité du narrateur ne devrait jamais être oubliée. En l’occurrence il n’est pas anormal que , sur un même sujet, les écrits d’un historien du jansénisme varient de ceux d’un historien de la compagnie de Jésus et que les deux soient bien entendu plus pittoresques que celui d’un historien.
Au fond il n'y aurait aucune raison qu’il n’en soit pas de l’histoire comme de la vraie vie : tout dépend du point d’observation de celui qui en parle et tout évènement devrait être éclairé de tous les points de vue possibles ou d’aucun pour mériter quelque label historique.
Autrement dit, nous avons souvent à faire à des récits qui sont le résultat d’une stratégie narrative ayant pour objectif d’amener le lecteur où l’on veut le conduire. Le problème porterait moins sur ce qui est écrit que sur la qualité que s’attribuent ou que l’on prête à ceux qui écrivent et aussi sur la capacité de recul du lecteur face à ce qu’il attend de sa lecture. L’histoire ne devrait être qu’une succession de faits et les historiens tenus à cette objectivité. Dès lors qu’on ne lit pas le travail d’un historien tout court, mais celui d’un historien de ceci ou de cela, la qualité du narrateur ne devrait jamais être oubliée. En l’occurrence il n’est pas anormal que , sur un même sujet, les écrits d’un historien du jansénisme varient de ceux d’un historien de la compagnie de Jésus et que les deux soient bien entendu plus pittoresques que celui d’un historien.
Au fond il n'y aurait aucune raison qu’il n’en soit pas de l’histoire comme de la vraie vie : tout dépend du point d’observation de celui qui en parle et tout évènement devrait être éclairé de tous les points de vue possibles ou d’aucun pour mériter quelque label historique.
